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Modèles d'emails de relance de devis

Trois emails, trois SMS, et le rythme auquel les envoyer. Copiez-les, remplacez ce qui est entre crochets, envoyez. Rien à installer, rien à créer.

Quand relancer

Trois relances, puis on arrête. Pas parce que c'est une règle sacrée, mais parce qu'au-delà, ce n'est plus une relance : c'est de l'insistance, et elle se retourne contre vous le jour où le client aura un autre chantier.

  1. J+3

    Le rappel

    Trois jours ouvrés après l'envoi. Assez tôt pour que le chantier soit encore frais dans sa tête, assez tard pour ne pas avoir l'air d'attendre derrière la porte. On ne demande rien d'autre que de confirmer la bonne réception.

  2. J+8

    La question

    Une semaine plus tard. À ce stade, le silence a une cause : le prix, le délai, un point technique, ou un autre devis en comparaison. C'est le message qui l'invite à la dire — et le seul des trois qui peut vraiment débloquer une affaire.

  3. J+21

    Le dernier

    Trois semaines après le devis. Vous annoncez que vous n'insisterez plus. C'est souvent celui qui obtient une réponse : il rend le « non » facile, et un « non » vaut mieux qu'un dossier qui traîne six mois dans un coin de votre tête.

Comptez en jours ouvrés, et n'envoyez ni le week-end ni après 20 h. Un email professionnel reçu un dimanche soir est lu le lundi matin dans la pile des soixante autres — c'est-à-dire pas lu.

Ce qui fait qu'on vous répond

Six règles. Elles valent pour l'email comme pour le SMS, et elles comptent davantage que le texte exact que vous choisirez.

  • Un objet qui dit de quoi il s'agit

    « Votre devis DEV-2026-014 » se retrouve dans une recherche six mois plus tard. « Petite relance » se perd le jour même.

  • Une seule question, fermée

    « Est-ce que je réserve le créneau ? » se répond en un mot. « N'hésitez pas à revenir vers moi » ne se répond pas du tout.

  • Le montant et l'objet, à chaque fois

    Votre client a peut-être demandé quatre devis la même semaine. Rappelez lequel est le vôtre : sans ça, il doit chercher, et chercher c'est remettre à plus tard.

  • Un « non » rendu facile

    Dites explicitement qu'un refus vous va. C'est ce qui débloque le plus de réponses : la plupart des silences ne sont pas des refus, ce sont des refus qu'on n'ose pas formuler.

  • Aucun reproche, jamais

    « Je n'ai toujours pas de retour de votre part » place le client en faute pour un email qu'il a peut-être simplement raté. Il se braque, et vous perdez un chantier sur une tournure.

  • On s'arrête à la première réponse

    Une quatrième relance envoyée à quelqu'un qui vous a déjà dit oui, c'est le genre de détail qui fait douter de votre sérieux sur le reste.

Les trois emails

Remplacez ce qui est entre crochets. Gardez le reste : chaque phrase y est pour une raison, expliquée sous le modèle.

Email

Objet : Votre devis [référence] — [votre entreprise]

Bonjour [nom du client], Je vous ai transmis le [date] le devis [référence], d'un montant de [montant] € TTC, pour [objet des travaux]. Je voulais m'assurer qu'il vous est bien parvenu. Si un point mérite d'être précisé ou ajusté, dites-le-moi : c'est plus simple d'en parler maintenant que de rester chacun de son côté. Bien cordialement, [votre prénom et nom] [votre entreprise] — [votre téléphone]

Relance 1, à J+3. Elle ne demande pas de décision : seulement une confirmation de réception. C'est ce qui la rend facile à répondre, et c'est là que se gagnent la moitié des réponses.
Email

Objet : Une question sur votre devis [référence] ?

Bonjour [nom du client], Je reviens vers vous au sujet du devis [référence] ([montant] € TTC). Sans nouvelles, je me dis que quelque chose vous retient peut-être : le prix, le délai, ou un détail technique. Dites-le-moi franchement — je peux souvent adapter, et si ce n'est pas possible je préfère le savoir plutôt que de vous relancer pour rien. Si c'est plus simple d'en parler de vive voix, je suis joignable au [votre téléphone]. Bien cordialement, [votre prénom et nom] [votre entreprise]

Relance 2, à J+8. C'est celle qui rapporte : elle nomme les trois causes réelles du silence, et donne au client la permission de choisir la sienne. Ne la remplacez pas par un simple « je me permets de revenir vers vous ».
Email

Objet : Dernier message au sujet de votre devis [référence]

Bonjour [nom du client], Sans réponse de votre part, je ne vous relancerai pas davantage — votre boîte mail a mieux à faire. Le devis [référence] ([montant] € TTC) reste valable jusqu'au [date de validité]. Si le projet repart plus tard, écrivez-moi : je le remettrai à jour avec plaisir. Bonne continuation, et merci de m'avoir consulté. [votre prénom et nom] [votre entreprise] — [votre téléphone]

Relance 3, à J+21. Contre l'intuition, c'est souvent celle qui obtient la réponse : elle ferme la porte, et beaucoup de clients y remettent le pied à ce moment-là. Elle a un deuxième mérite — elle libère votre tête du dossier.

Les trois SMS

Un SMS est lu presque à coup sûr, et presque tout de suite : c'est son intérêt, et c'est aussi pourquoi il ne faut pas en abuser. Un par relance, jamais deux le même jour, et jamais après 19 h.

SMS

[Entreprise] : votre devis [ref] de [montant] EUR vous est bien parvenu ? Une reponse, meme negative, m'aide a organiser mon planning. [tel]

Relance 1. À envoyer en complément de l'email, pas à sa place : le SMS fait ouvrir l'email.
SMS

[Entreprise] : une question sur votre devis [ref] ? Le prix, le delai, un detail ? Dites-le moi, je peux souvent adapter. [tel]

Relance 2. Même intention que l'email du même rang, en vingt mots.
SMS

[Entreprise] : dernier message au sujet du devis [ref]. Sans reponse je clos le dossier, sans probleme. Il reste valable jusqu'au [date]. [tel]

Relance 3. « Sans problème » compte autant que le reste : il enlève la culpabilité, qui est la première cause de non-réponse.

Pourquoi ces SMS n'ont pas d'accents

Un SMS sans accent tient en 160 caractères. Un seul caractère accentué fait basculer le message dans un autre encodage, où la limite tombe à 70 caractères — le même texte part alors en deux ou trois SMS, et vous les payez tous. « Repondre » au lieu de « Répondre » n'a jamais coûté un chantier ; trois SMS facturés pour un seul message, si.

Pensez aussi à signer avec le nom de votre entreprise. Un numéro inconnu qui parle d'un devis ressemble à une arnaque, et se fait supprimer sans être lu.

Selon la situation

Les trois modèles du dessus couvrent le cas courant : un devis envoyé, puis le silence. Voici les quatre autres situations qui reviennent le plus souvent.

Email

Objet : Suite à notre rendez-vous du [date] — devis [référence]

Bonjour [nom du client], Merci pour le temps que vous m'avez accordé [jour] sur place. Comme convenu, vous trouverez le devis [référence] pour [objet des travaux], à [montant] € TTC. J'ai tenu compte de [le point précis évoqué pendant la visite]. Si je suis passé à côté de quelque chose, dites-le-moi et je corrige. Bien cordialement, [votre prénom et nom] [votre entreprise] — [votre téléphone]

Après une visite. La phrase qui compte est celle qui reprend un détail de la conversation : elle prouve que vous avez écouté, et vous distingue des deux autres devis reçus le même jour.
Email

Objet : Votre devis [référence] — je reste disponible

Bonjour [nom du client], Vous m'aviez indiqué revenir vers moi une fois [la décision / le budget / l'accord de votre conjoint] réglé, au sujet du devis [référence]. Je ne veux pas vous presser : je reviens seulement vous dire que le tarif indiqué reste valable, et que j'ai encore de la disponibilité [période]. Au-delà, je ne pourrai plus garantir le délai annoncé. Bien cordialement, [votre prénom et nom] [votre entreprise]

Le client a dit « je vous rappelle ». Reprenez SES mots : c'est ce qui différencie une relance d'un rappel automatique. La contrainte de planning est réelle et honnête — n'en inventez pas une.
Email

Objet : Devis [référence] — on cale les dates ?

Bonjour [nom du client], Nous étions d'accord au téléphone [jour] pour lancer les travaux de [objet]. Pour bloquer le créneau de mon côté, il me faut le devis [référence] signé — un retour par email avec « bon pour accord », votre date et votre signature suffit. Je vous propose de démarrer [date proposée]. Cela vous convient-il ? Bien cordialement, [votre prénom et nom] [votre entreprise]

Accord oral, rien de signé. Ne relancez pas sur la signature : relancez sur la date. Le client accepte une date bien plus facilement qu'il ne signe un document, et la signature suit.
Email

Objet : Votre devis [référence] — ce qu'il comprend

Bonjour [nom du client], Merci de m'avoir dit que mon devis était au-dessus d'une autre proposition : c'est une information utile, et rare. Avant que vous ne décidiez, je préfère préciser ce que couvrent les [montant] € TTC : [matériaux et références], [durée de garantie], [ce qui est inclus et qui est souvent facturé en plus ailleurs]. Si l'écart reste trop important, je le comprendrai sans difficulté. Mais je préfère que vous compariez deux choses comparables. Bien cordialement, [votre prénom et nom] [votre entreprise]

Le client a trouvé moins cher. Ne baissez pas le prix dans l'email — détaillez d'abord ce qu'il achète. Si vous cédez au premier message, votre premier prix devient suspect.

Les erreurs qui coûtent des devis

Aucune n'est spectaculaire. Toutes se rattrapent en cinq minutes.

  • Envoyer trois fois le même texte

    Le client voit tout de suite que c'est automatique, et arrête de lire dès le deuxième. Trois relances, trois intentions différentes.

  • Relancer sans rappeler de quel devis il s'agit

    « Je reviens vers vous » sans référence ni montant oblige le client à retrouver le dossier. Beaucoup remettent à plus tard, et plus tard n'arrive pas.

  • Renvoyer le PDF à chaque fois

    Une pièce jointe lourde envoyée trois fois finit en indésirable, et fait tomber votre adresse dans les filtres. Un lien vaut mieux qu'un fichier.

  • Mettre plusieurs clients en copie

    En copie visible, vous exposez les adresses de vos clients les unes aux autres. En copie cachée, vous ressemblez à une campagne publicitaire.

  • Continuer après une réponse

    C'est l'erreur la plus coûteuse, parce qu'elle frappe précisément les clients qui ont dit oui. Notez la réponse quelque part avant de passer à autre chose.

  • Ne relancer que quand on y pense

    En pratique, on y pense les semaines creuses — c'est-à-dire trop tard. Un devis se relance selon un calendrier, pas selon la charge de travail.

Questions fréquentes

Combien de fois faut-il relancer un devis ?

Trois, en annonçant la dernière comme telle. Au-delà, le rendement s'effondre et le risque d'agacer devient réel — or votre client reste un voisin, et il parlera de vous d'une manière ou d'une autre.

Email ou SMS ?

Les deux, et pas au hasard. L'email porte le détail, la référence et le document ; le SMS fait ouvrir l'email. Un SMS seul, sans rien à consulter derrière, laisse le client sans moyen de vous répondre autrement qu'en vous rappelant — ce que peu de gens font.

À quel moment de la journée envoyer ?

En semaine, entre 9 h et 18 h. Évitez le lundi matin, où votre message arrive dans le tas du week-end, et le vendredi après 16 h, où il attend jusqu'au lundi. Le mardi et le jeudi matin fonctionnent bien.

Que faire si le client ne répond jamais ?

Vous fermez le dossier après la troisième relance, et vous le rouvrez sans état d'âme s'il revient. Un devis sans réponse n'est pas un échec : c'est une information, et elle vous coûte moins cher que six mois d'attente.

Relancer un client, est-ce que c'est du démarchage ?

Non : c'est le suivi d'une demande qu'il a lui-même formulée en vous sollicitant pour un devis. Gardez une trace de cette demande, n'utilisez ses coordonnées que pour ce devis-là, et arrêtez immédiatement s'il vous demande de ne plus le contacter. C'est ce qui distingue une relance d'une prospection.

Faut-il indiquer une date de validité sur le devis ?

Oui, et c'est le meilleur allié d'une relance : elle donne une raison objective d'écrire, et une échéance qui ne vient pas de vous. Trois mois est un usage courant ; l'essentiel est que la date figure sur le document dès le départ.

Et qui va s'en souvenir ?

Ces modèles ne valent que si les trois messages partent vraiment, à J+3, J+8 et J+21, pour chacun de vos devis. C'est précisément ce que Reflo fait à votre place — et il s'arrête à la seconde où le client répond.